Dr. Suzanne L. Stewart 
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Biography: Dr. Stewart is a member of the Yellowknife Dene First Nation and a registered psychologist. She is Director of the Waakebiness-Bryce Institute for Indigenous Health, and Associate Professor in Social and Behaviour Health Sciences at the Dalla Lana School of Public Health at the University of Toronto. Dr. Stewart’s research and teaching interests include Indigenous mental health and healing in psychology, focusing specifically on homelessness, youth mental health, identity, work-life development, Indigenous pedagogies in higher education, and Indigenous ethics and research methodology. She is also Chair of the Aboriginal Section of the Canadian Psychological Association and is committed to advancing Indigenous healing issues through the disciplines of health and psychology.

Education and Mental Health: Indigenous Knowledges for Canadians: Indigenous peoples in Canada represent about 4% of the overall population, yet at the same time are highly over-represented in demographics related to mental health problems and educational difficulties. The social determinants of health point to dismal outcomes for Aboriginal populations, with high rates of poverty, unemployment, historical trauma, and low educational attainment and achievement. Interestingly, prior to contact with Europeans in the 1400s, Indigenous peoples had few mental health problems and had successful practices for dealing with social problems, including those related to teaching and learning. Indigenous pedagogies are based on concepts of relationship, culture, colonial context, and empowerment. Currently, Indigenous education problems are addressed by the Canadian systems with non-Indigenous forms of intervention, teaching, and learning, such as Western pedagogies. Research shows this practice to be a continued form of colonization and oppression. There is little documented success in the literature of the use of Western pedagogies with Indigenous students in any school system. Ethical and effective educational practices include culturally appropriate models, appropriately educated educators, and “evidence based practice”—none of which are currently employed with Indigenous and culturally diverse students accessing higher education in Canada.

Dr. Stewart’s talk will discuss how Indigenous knowledges can be used with all students, and what the challenges of this are. Key issues will be illuminated relating to importance of context, history, and culture in order to understand what it means to engage in a psychoeducational paradigm shift.

 

Dre Suzanne L. Stewart

Professeure agrégée et Chaire de recherche du Canada sur l’itinérance et les transitions de la vie chez les Autochtones, Université de Toronto

Biographie : Dre Stewart est membre de la Première Nation des Dénés de Yellowknife et psychologue. Elle est directrice de l’Institut Waakebiness-Bryce pour la santé autochtone et professeure agrégée en sciences sociales et en santé comportementale à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto. Ces intérêts de recherche et d’enseignement incluent la santé mentale et la guérison autochtones en psychologie, en se concentrant spécifiquement sur l’itinérance, la santé mentale des jeunes, l’identité, le développement de la vie professionnelle et personnelle, les pédagogies autochtones dans l’enseignement supérieur et la méthodologie de recherche. Elle est également présidente de la section autochtone de la Société canadienne de psychologie et s’engage à faire progresser les questions de guérison autochtones par le biais des disciplines de la santé et de la psychologie.

Éducation et santé mentale : Connaissances autochtones pour les Canadiens: Les peuples Autochtones au Canada représentent environ 4% de la population totale, tout en étant surreprésentés dans la démographie liée aux problèmes de santé mentaux et en éducation. Les déterminants sociaux de la santé soulignent que les populations autochtones souffrent de taux élevés de pauvreté, de chômage, de traumatisme historique et de faibles niveaux de scolarité et de réussite. Il est intéressant de noter qu’avant le contact avec les Européens dans les années 1400, les peuples autochtones avaient peu de problèmes de santé mentale et employaient des pratiques efficaces pour traiter les problèmes sociaux, y compris ceux liés à l’enseignement et à l’apprentissage. Les pédagogies indigènes sont basées sur des concepts de relation, de culture, de contexte colonial et de pouvoir. Actuellement, les problèmes d’éducation chez les peuples Autochtones sont abordés au Canada par l’entremise d’interventions non-indigènes, comme les pédagogies occidentales. La recherche montre que cette pratique sert à perpétuer la colonisation et l’oppression. Dans la littérature, il n’y a guère de succès documenté sur l’utilisation des pédagogies occidentales avec des étudiants autochtones dans le contexte scolaire. Les pratiques éducatives éthiques et efficaces comprennent des modèles appropriés à la culture, des éducateurs formés de façon appropriée et une « pratique fondée sur les données probantes ». Aucune de ces pratiques éducatives ne sont actuellement utilisées avec les étudiants autochtones et autres étudiants de cultures différentes qui ont accès à l’enseignement supérieur au Canada. Dans cette présentation, il sera question de la façon dont les connaissances autochtones peuvent être utilisées avec tous les élèves et les défis qui y sont liés. Les questions clés seront explorées en ce qui concerne l’importance du contexte, de l’histoire et de la culture comme base pour comprendre ce que cela signifie d’engager un changement de paradigme psychopédagogique.



 

Dr. Yuka Nakamura 
Dr. NakamuraBiography: Dr. Nakamura is an Assistant Professor in the School of Kinesiology and Health Science at York University. She studies how race, class, and gender impact people’s identities and experiences in sport. She is especially interested in sport organized by ethnic and/or religious groups as a way to create a sense of community. Dr. Nakamura also studies the impact of racism and stereotypes in sport. She is currently focusing on the role of sport in the lives of mixed-raced people and Muslim people.

 

Bringing a soccer ball to a knife fight? The relevance of sport and social inclusion within a context of growing racism and hate: Just over a decade ago, Allan Gregg (2006) wrote that Canada was facing an identity crisis because multiculturalism had failed.  As a nation where diversity and its policy towards difference have become deeply engrained in our national narratives and sense of nationhood, we had reached a point where we needed to come to terms with the possibility that the multiculturalism project had not achieved the unity that had been expected.  Who would have thought that ten years later, Donald Trump would be the one to help invigorate Canada’s multiculturalism, where we take pride in our diversity, where we yet again define ourselves as more inclusive than, and more welcoming than, our southern neighbours?  We are nonetheless, also bearing witness to growing explicit hatred in our nation. And so it seems we remain at a crossroads: What is the future of multiculturalism?  In many urban centres in Canada, multiculturalism manifests in the diversity of foods, neighbourhoods, and festivals that are available for us to enjoy.  But as an everyday lived experience, there are limits to how this diversity may be expressed, and how much and what kind of difference we are willing to include, particularly when we organize, live, work, learn, or socialize along ethnic, cultural, or religious lines. Are people being isolationist or anti-multiculturalism? Are fears of segregation and separation warranted?

Dr. Nakamura’s talk will engage with these questions, using sport as the point of entry into this discussion. Sport is a pertinent site to consider because it is assumed to facilitate community building.  Around the world, particularly in Europe, sport has been deployed as a site, strategy, or vehicle to break down walls, barriers of language and cultural difference, and promote social inclusion. Are learning a new sport together, playing on the same team or cheering for Canadian teams at international events enough to overcome hate and racism?

Dre Yuka Nakamura 

Professeure agrégée, Université York

Biographie : Dre Nakamura est professeure agrégée à l’École de kinésiologie et de sciences de la santé de l’Université York. Elle étudie l’effet de la race, la classe et le genre sur l’identité et les expériences sportives. Elle est particulièrement intéressée par le sport organisé par des groupes ethniques et / ou religieux comme un moyen de créer un sentiment de communauté. Dre Nakamura étudie également l’impact du racisme et des stéréotypes dans le monde du sport. Présentement, elle se concentre sur le rôle du sport dans la vie des personnes de race mixte et des musulmans.

Un ballon de soccer à la place d’un poignard ? La pertinence du sport et de l’inclusion sociale dans un contexte de racisme et de haine croissant: Il y a un peu plus d’une décennie, Allan Gregg (2006) a écrit que le Canada souffrait une crise d’identité parce que le multiculturalisme avait échoué. En tant que nation où la diversité est devenue très ancrée dans le discours et le sentiment d’appartenance nationale, le Canada a dû avouer et accepter que nous étions arrivés à un point où nous devions accepter que le projet n’a pas créer l’unité nationale attendue. Qui aurait cru que dix ans plus tard, l’élection de Donald Trump aidera a réanimer le multiculturalisme au Canada, où nous sommes fiers de notre diversité, où nous nous définissons de nouveau comme plus inclusifs et plus accueillants que nos voisins Américains ? Néanmoins, nous sommes témoins d’une haine croissante et explicite dans notre nation. Nous devons maintenant se poser la question : quel est l’avenir du multiculturalisme au Canada ? Le multiculturalisme se manifeste dans nos centres urbains par une diversité de choix alimentaires, de quartiers et de festivals. Mais l’expression de cette diversité dans la vie quotidienne est limitée et nous devons se demander à quel point nous somme apte à accepter ces différences quand nous vivons, travaillons, apprenons ou socialisons basé sur l’ethnicité ou la religion. Les gens sont-ils isolationnistes ou anti-multiculturalisme ? Les craintes de ségrégation et de séparation sont-elles justifiées? Cette présentation tente de se pencher sur ces questions en utilisant le sport comme point de départ dans la discussion, car le sport est supposé faciliter le sentiment de communauté. À travers le monde, en particulier en Europe, le sport est utilisé comme point de départ pour abattre les barrières linguistiques et culturelles et pour promouvoir l’inclusion sociale. Est-ce que les expériences communes d’apprendre à maitrise un nouveau sport, de jouer dans une même équipe et d’encourager les équipes canadiennes lors de compétitions internationales sont suffisantes pour vaincre la haine et le racisme?

 

 

 

 

 

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